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Ils parlent des services

Le chômage en hausse, mais les services créent l’emploi

Publication : jeudi 07 mai 2015

Analyse du rapport "Les métiers en 2022"

Les chiffres du chômage diffusés en cette fin avril font état d’un nouveau record historique en France, la barre des 3,5 millions de chômeurs ayant été dépassée. En parallèle, la publication du rapport "Les Métiers en 2022" apporte de l’espoir sur le long terme, avec une estimation de 800 000 postes par an à pourvoir d’ici à 2022 et un marché du travail toujours plus favorable aux métiers du secteur des services.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes et les besoins sont réels : entre 2012 et 2022, 766.000 créations d'emploi attendues dans les services à la personne (santé, action sociale, éducation, culture et sport), dont 350.000 aides à domicile, aides-soignants et infirmiers ; 644.000 créations nettes d'emploi dans les services aux entreprises, principalement dans le conseil et sous l'impact de l'externalisation croissante des services de R&D et de gestion administrative.

Ces chiffres reflètent les nombreuses mutations qui attendent le marché du travail, liées principalement à la tertiarisation de l’économie, à l’activité croissante des femmes et au vieillissement de la population. Les mesures en faveur de l’innovation, la formation tout au long de la vie, la mobilité, l’alternance comptent ainsi parmi les principales actions que l’Etat doit engager pour soutenir cette évolution.

Consulter l’étude en intégralité

Pour poursuivre la lecture, plusieurs analyses sont à retrouver sur Les Echos suite à la publication de l’étude :

L’ère du sur-mesure : solutions pour l’insertion des jeunes

Publication : mardi 05 mai 2015

Une étude de Charles de Froment, expert associé à L’Institut de l’Entreprise

Comment équiper tous les jeunes pour leur permettre de trouver une place sur un marché du travail, où, pour reprendre les propos de l’économiste américain Tyler Cowen, « être moyen ne suffit plus » ? Comment les aider à l’injonction croissante faite à chacun de démontrer sa valeur ajoutée singulière au service des autres, dans une économie de plus en plus intégrée ?

Charles de Froment met en lumière à travers cette étude les bouleversements du marché du travail et le manque de reconnaissance des services.
Extraits choisis

À partir de la page 19 : « [...] Crawford estime nécessaire de substituer à l’opposition entre travail qualifié et non qualifié, héritée du monde industriel, celle qui existe désormais entre « services personnels » et « services impersonnels ». Les seconds sont des tâches réductibles à des règles, des procédures ; les premiers supposent au contraire des interventions mobilisant un savoir-faire proprement humain, « exigeant un contact en face à face ou bien une localisation spécifique »
[...]
C’est donc du côté des « services personnels » que se situerait l’avenir du travail ; vers ces métiers, qui, peu importe leur niveau de qualification, impliquent une intervention humaine, une interaction sociale auxquelles ne peuvent se substituer des machines ou une main d’œuvre externalisée low cost. »

À partir de la page 80 :
« Les services, un potentiel de création d’emplois significatif
Le secteur des services reste le seul créateur net d’emplois depuis plus de 20 ans. Premier employeur français, il est à l’origine de la création de 2,5 millions d’emplois marchands entre 1990 et 2011. Plus encore, il joue un rôle absolument décisif dans les opportunités d’emploi des jeunes les plus en difficulté, à double titre. »

« Pour faire bouger les lignes, dans son agenda 2012 destiné aux candidats de la présidentielle, le Groupement des Professions de Services revendiquait symboliquement la création d’un « ministère des services » pour sensibiliser l’ensemble des acteurs de l’emploi – et la population active – au rôle structurant des services dans notre économie.
Mais c’est au contraire un grand ministère du « Redressement productif », essentiellement tourné vers la défense de l’industrie, qui a été créé… Après une période marquée par des politiques publiques favorables, les services apparaissent aujourd’hui de nouveau comme le parent pauvre des politiques publiques. »

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Marché du travail : la grande fracture

Publication : lundi 23 mars 2015

Une étude de Sylvain Catherine, Augustin Landier et David Thesmar

Analysant la polarisation induite par le progrès technologique entre les métiers très qualifiés, d’une part, et les emplois de service, plus précaires et moins bien rémunérés, d’autre part, cette étude interroge les conditions de la création d’emplois dans une économie post-industrielle.

Depuis 30 ans, notre marché du travail subit un formidable choc inégalitaire lié à la transformation de notre économie sous l’effet des nouvelles technologies. Cette transformation induit une polarisation du marché du travail qui contraint la population la moins qualifiée à basculer vers des emplois de services plus précaires et moins rémunérés. Cherchant à contenir la montée des inégalités de revenus, l’Etat a généré en France un chômage de masse concentré sur les plus faiblement qualifiés. Mais le chômage de masse n’est pas une fatalité et l’économie de services n’est pas une économie sans emplois.

Consulter l'étude en intégralité

Ces gisements d’emplois que la France n’exploite pas

Publication : mercredi 11 mars 2015

Article paru dans Les Echos du 05 mars, par Augustin Landier et David Thesmar.

« Notre déficit d'emplois n'est pas dans les secteurs champions de la commande publique ou de la subvention que sont l'industrie et le bâtiment (nous avons plutôt un excès d'emplois dans ces secteurs), mais dans les services à la personne. Plus de la moitié du chômage français s'explique par un déficit d'emplois dans le commerce et l'hôtellerie-restauration (Thomas Piketty faisait il y a vingt ans un constat similaire). Le progrès technologique a fait disparaître de nombreux emplois d'ouvriers et de secrétariat, mais il augmente les besoins dans les métiers non automatisables. Singulièrement, l'éducation et la santé apparaissent immédiatement après dans la liste des secteurs atrophiés en emplois, en comparaison de l'Amérique. »

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