Le Pacte Services • Prenons le leadership des Services en Europe

Actualités

Les entreprises de Services présentes au 3ème Forum Grand Paris « innover pour réussir »

Publication : lundi 15 février 2016

Paris 11 février 2016 – CCIP

L’association « Paris – Ile-de-France Capitale Économique » organisait le 11 février dernier le 3ème forum du Grand Paris en rassemblant, autour du thème « innover pour réussir », un plateau d’acteurs économiques et politiques de premier plan, à la hauteur des enjeux. Le projet de développement territorial du Grand Paris mobilise aujourd’hui toutes les attentions, illustrées par les nombreuses tables rondes qui ont rythmé cette journée.

Christian Nibourel, Président de l’association portée par la Chambre de Commerce de Paris, a rappelé dans son propos introductif les profondes mutations qui s’imposent à tous. « Nous sommes entrés dans l’ère des Services, l’ère de la mesure et de l’algorithme, créateurs et accélérateurs de nouveaux usages » a-t-il affirmé. Ces transformations invitent à une remise en cause audacieuse de chacun. Il a rappelé les atouts de la région Capitale à l’échelle mondiale et placé l’innovation et la maîtrise de la révolution digitale au centre de la réussite collective, en soulignant la responsabilité sociale et économique de toutes les entreprises.

La place majeure des services a pointé en filigrane d’un développement territorial réussi : en témoigne la présence, aux cours des échanges, des présidents des leaders nationaux des services comme Accor Hotels, La Poste, Cisco, ADP, la RATP, Transdev, Blablacar, Woodeum, Realiz3D, Viparis, Semmaris…

Valérie PÉCRESSE, Présidente de la Région Ile-de-France, à clôturé cette journée qui rassemblait plus de 400 participants.

En savoir plus : Greater Paris Investment Agency

Le GPS juge partielles les propositions du rapport Badinter et plaide pour une flexibilité responsable

Publication : jeudi 28 janvier 2016

Communiqué du 27 janvier 2016

Le Groupement des Professions de Services (GPS) juge partielles les propositions du rapport Badinter rendues publiques le 25 Janvier 2016 et s’interroge sur la portée des pistes de réforme du contrat de travail ébauchée par la Ministre du Travail.

Le GPS rappelle que seule une politique s’inspirant d’une flexibilité responsable est aujourd’hui en mesure de répondre aux attentes de la société et à l’urgence de la lutte contre le chômage. Les Français plébiscitent des réformes et les entreprises de services attendent des mesures allant dans ce sens. Les services d’aujourd’hui comme ceux de demain, les secteurs à forte intensité de connaissance comme ceux à forte intensité de main d’œuvre ne peuvent se satisfaire du maintien des cadres anciens et ont besoin pour se développer de plus de liberté.

Le numérique, les services à la personne, le tourisme, la sécurité, ou encore les activités liées à la transition énergétique sont des secteurs d’avenir très prometteurs en termes d’emplois.

Les services marchands représentent près de 50% du PIB et 80% des emplois créés aujourd’hui et demain. Les métiers en tension actuels sont majoritairement dans les services. Ils seront par ailleurs les plus grands pourvoyeurs d’emploi à l’avenir, comme en témoigne l’étude « Les Métiers en 2022 » de France Stratégie.

Les services veulent aller plus loin et plus vite. C’est pourquoi le GPS rappelle une nouvelle fois que plusieurs réformes, rassemblées dans le Pacte Services remis à Emmanuel Macron le 17 novembre 2015, sont aujourd’hui indispensables : encourager l’investissement dans la formation des femmes et des hommes qui sont au cœur du service, mettre en place un nouveau contrat de travail adapté aux formes de travail du XXIème siècle, créer un cadre adapté pour la pluriactivité, sécuriser les contrats courts pour le salarié et pour l’entreprise, rendre le système d’indemnisation chômage et les minima sociaux plus incitatifs à la reprise d’un emploi, poursuivre l’allégement des charges sociales pour diminuer le coût du travail…

Plan d'urgence pour l'emploi

Publication : vendredi 22 janvier 2016

Intervention du président de la république le lundi 18 janvier au CESEE

Communiqué de presse
Paris, le 19 janvier 2016

Réagissant à l’intervention du Président de la République le 18 janvier devant le Conseil Economique Social et Environnemental, le Groupement des Professions de Services juge que le plan d’urgence pour l’emploi va dans le bon sens même s’il ne va pas jusqu’au bout des pistes exploitables.

Le GPS se félicite que les plus hautes autorités de l’Etat se réfèrent aux grandes mutations de notre société en soulignant qu’elles appellent la création d’un nouveau modèle économique et social garantissant liberté et sécurité. Le Président de la République a par ailleurs rappelé que les services sont aujourd’hui de grands pourvoyeurs d’emplois : le numérique, les services à la personne, le tourisme, la sécurité, ou encore les activités liées à la transition énergétique et l’économie collaborative. Les entreprises de services ne peuvent que s’en réjouir. L’évidence des services qui représentent près de 50% du PIB et 80% des emplois créés aujourd’hui et demain est enfin prise en compte.

Mais face à des propositions qu’il juge partielles et dont la mise en œuvre demeure aléatoire, le GPS considère qu’il faut aller plus loin. « Les métiers de services dans leur ensemble existants ou nouveaux n’entrent pas dans les cadres anciens », et cela depuis des années estime son président Christian Nibourel. Le GPS relève que le Président de la République fait siens les constats de son ministre de l’économie sans intégrer pour autant la totalité des réformes structurantes proposées.

C’est pourquoi, au regard de l’enjeu majeur de l’accès à l’emploi, le GPS se fait aujourd’hui l’avocat d’une flexibilité responsable. Cette flexibilité répond à une demande manifeste des citoyens- consommateurs en faveur de plus de liberté, d’autonomie, couplée à plus de sécurité. Les entreprises de services doivent s’adapter à ces mutations profondes de la société tout en assurant la protection de l’ensemble des salariés comme des travailleurs indépendants.

Tous les métiers de services attendent des mesures allant dans ce sens. Ceux d’aujourd’hui comme ceux de demain, les secteurs à forte intensité de connaissance comme ceux à forte intensité de main d’œuvre.

Téléchargez le communiqué de presse.

Le secteur des services peut-il assurer la croissance économique française ?

Publication : vendredi 15 janvier 2016

Christian Nibourel sur BFM Business le 14 janvier

Christian Nibourel, président du GPS, était l'invité de l'édition de 12h sur BFM Business ce jeudi 14 janvier, présenté par Hedwige Chevrillon et Guillaume Paul. Visionnez le replay en ligne en cliquant ici.

L'évidence Services a pu être largement développée lors de cette interview, nouvelle occasion d'affirmer le rôle central des services marchands dans notre économie. Vecteurs incontournables de montée en gamme de tous les autres secteurs, ils contribuent largement à la compétitivité et se doivent d'être performants. Christian Nibourel a rappelé que les services marchands sont le premier créateur d'emplois en France, et l'issue au chômage de masse aujourd'hui et demain.

Il est impératif d'intégrer la réalité des entreprises de services pour libérer leur potentiel.C'est l'objectif du Pacte Services et ses 30 propositions, remis à Emmanuel Macron le 17 novembre dernier lors des premières Assises des Services.

En 2016, prenez de la hauteur avec les Services

Publication : mardi 12 janvier 2016

Les premières Assises des Services en vidéo

Publication : vendredi 18 décembre 2015

Revivez l'événement en intégralité

Les premières Assises des Services, organisées le 17 novembre dernier au Pavillon Vendôme, ont été entièrement filmées.
Retrouvez en ligne chaque discours et tables rondes qui ont ponctué cet après-midi :

Introduction par Christian Nibourel, président du GPS, président d'Accenture France & Bénélux, vice-président de la Commission Nationale des Services et Olivier de Lagarde, rédacteur en chef adjoint à France Info.

Réveillons-nous le monde a changé !
1. Enquête « Les attentes et les valeurs des Français »
Marie-José FORISSIER, président directeur général de Sociovision

2. Les mutations profondes de la société post-moderne
Michel MAFFESOLI, sociologue, membre de l'Institut universitaire de France

3. L'ère du Service, changement de paradigme
Christian NIBOUREL, président du Groupement des Professions de Services, président d'Accenture France & Benelux et vice-président de la Commission Nationale des Services

Réagissons, les services sont la croissance et l'emploi !
1. Grand témoin - Xavier BEULIN, président de la FNSEA et du Groupe Avril
2. Table ronde :
- Christophe CATOIR, président du Groupe Adecco France
- Viviane CHAINE-RIBEIRO, présidente de la Fédération Syntec et de la société Talentia Software
- Saïd HAMMOUCHE, fondateur, directeur général de Mozaïk RH
- Hubert MONGON, senior vice-président ressources humaines de McDonald's France

Allons de l'avant ! Les stratégies gagnantes dans un monde “disrupté”
Table ronde :
- Cécile Lazorthes, CEO de Leetchi
- Ronan LE MOAL, directeur général de Crédit Mutuel Arkéa
- Guillaume RICHARD, président fondateur du groupe O2
- Guillaume SARKOZY, délégué général de Malakoff Médéric
- Laure WAGNER, co-fondatrice et porte-parole de BlaBlaCar

Les services dans la mondialisation
Pascal LAMY, directeur général de l'Organisation Mondiale du Commerce de 2005 à 2013

Et si on signait un Pacte ?
Le Pacte Services, une promesse d'avenir
Christian NIBOUREL, président du Groupement des Professions de Services, président d'Accenture France & Benelux et vice-président de la Commission Nationale des Services

Discours de clôture d'Emmanuel Macron
Emmanuel MACRON, ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique. Ministre en charge des Services. Président de la Commission Nationale des Services.

Retrouver toutes les vidéos en cliquant ici.

Les Assises des Services dans la presse

Publication : jeudi 19 novembre 2015

L’événement du 17 novembre largement relayé dans les médias

Les Assises des Services, organisées le 17 novembre au Pavillon Vendôme, ont été largement partagées dans la presse.

Retrouvez les articles dans leur intégralité :

Premières Assises des Services, une réussite clôturée par Emmanuel Macron

Publication : jeudi 19 novembre 2015

300 participants se sont rassemblés le 17 novembre au Pavillon Vendôme

Présidées par Christian Nibourel, président du Groupement des Professions de Services, les premières Assises des Services se sont tenues le 17 novembre au Pavillon Vendôme, malgré un contexte particulier suite aux événements tragiques du 13 novembre.

Un programme riche attendait les nombreux dirigeants et personnalités présents.

Plusieurs temps forts ont marqué l’après-midi, riche en débats et échanges prometteurs pour l’avenir des services en France. Après un temps d’étude des caractéristiques de la société actuelle, entrée de plain-pied dans l’ère du service, deux tables rondes se sont succédées, traduisant chacune la place des services dans l’économie actuelle.

L’occasion de démontrer leur potentiel pour la croissance et l’emploi, mais aussi leur complémentarité avec les autres secteurs – agriculture, industrie, commerce –, garantie de leur montée en gamme.

A l’issue de l’après-midi, Christian Nibourel a remis officiellement le projet de Pacte Services au ministre Emmanuel Macron, notre contribution pour dessiner la trame d'un nouveau modèle économique, et prendre collectivement le leadership des services en Europe.

Emmanuel Macron a clôturé ces Assises en s’engageant à ce que des mesures concrètes suivent rapidement de la part du gouvernement, afin d’évoluer vers une "France qui gagne".

Téléchargez le projet de Pacte Services

Emmanuel Macron clôturera les Assises des Services

Publication : mercredi 28 octobre 2015

Le ministre interviendra le 17 novembre au Pavillon Vendôme

Emmanuel Macron, Ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique clôturera les Assises des Services le 17 novembre. Christian Nibourel, président du Groupement des Professions de services, lui remettra le projet de Pacte Services, contribution collégiale des entreprises de services pour accélérer le développement des services en France et permettre à notre pays de prendre le leadership des services en Europe.

L’événement sera ponctué, tout l’après-midi, d’échanges et tables rondes en présence de personnalités des mondes économique, politique et social :

  • Xavier BEULIN, Président de la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA)
  • Christophe CATOIR, Président du Groupe Adecco France
  • Viviane CHAINE-RIBEIRO, Présidente de la Fédération Syntec et de la société Talentia Software
  • Saïd HAMMOUCHE, Fondateur, Directeur Général de Mozaïk RH
  • Hubert MONGON, Senior Vice-Président Ressources Humaines de McDonald’s France
  • Ronan LE MOAL, Directeur Général de Crédit Mutuel Arkéa
  • Guillaume SARKOZY, Délégué Général de Malakoff Médéric
  • Laure WAGNER, Co-fondatrice et porte-parole de BlaBlaCar
  • Cécile LAZORTHES, CEO de Leetchi
  • Guillaume RICHARD, Président fondateur du groupe de services à la personne O2
  • Pascal LAMY, Directeur Général de l’Organisation Mondiale du Commerce de 2005 à 2013

Pour retrouver le détail du programme, cliquez ici.

Inscrivez-vous gratuitement dès à présent avant le 13 novembre en cliquant ici.

Il est urgent de prendre la mesure du potentiel des services !

Publication : mardi 22 septembre 2015

Tribune de Christian Nibourel dans Les Échos du 22 septembre 2015, rubrique Idées - Débats

Les professionnels des services à la personne contraints de geler 11.000 intentions d'embauches en CDI ? C'est l'alerte lancée par le collectif Privé de grandir réunissant les chefs d'entreprise du secteur. Un slogan qui en dit long sur leur ressentiment !

Voilà pourtant bien un secteur de notre économie qui ne devrait pas poser de problème majeur, tant ses perspectives de développement sont encourageantes. Poussé par des vents favorables depuis une dizaine d'années grâce au plan Borloo, il apparaissait comme un formidable pourvoyeur d'emplois, un gisement quasi inépuisable. Garde d'enfants, aide aux seniors, ménage, jardinage, ces métiers offrent des postes par dizaines de milliers. Ils représentent déjà près de 2 millions de personnes recrutées. Un poids économique qui, d'après le ministère du Travail, représente 1,2 million de postes à pourvoir d'ici à 2022. On ne peut pas prédire avec autant de certitude un si bel avenir à beaucoup d'autres secteurs d'activité en France.

Car c'est bien dans l'univers des services que se trouve la principale porte de sortie du chômage de masse. Toutes les études le certifient, et les notes de conjoncture les unes après les autres le démontrent.

A ce jour, 80 % des créations d'emplois se font dans les services marchands, pour tous les niveaux de qualification… et si l'on veut évoquer le sujet de l'intégration grâce au travail, l'évidence s'impose : la solution se trouve bien dans ces services marchands pour les quelque 130.000 décrocheurs issus chaque année de notre système éducatif. Alors pourquoi ces interrogations et ces inquiétudes ? Tout d'abord, parce que notre pays décroche par rapport à ses plus proches voisins dans ces secteurs des services. Le Royaume-Uni comme l'Allemagne, et même l'Espagne, nous donnent aujourd'hui des leçons de dynamisme, et l'écart entre ces pays et la France croît rapidement. Alors même que les services, dans leur diversité, sont le moyen incontournable de la montée en gamme de notre économie, tous secteurs confondus, nous nous laissons distancer sans réagir dans un marché qui s'internationalise chaque jour davantage.

Ensuite, parce que les leaders d'opinion véhiculent toujours massivement l'image d'un monde qui a cessé d'être, et refusent d'admettre le monde qui est et celui qui vient : celui de l'ère du service, postindustrielle ou quaternaire, appelons-ça comme nous voulons. S'ils acceptaient cette évidence, ils auraient à coeur de valoriser ces métiers d'expertise, si mal connus ou mal considérés. Ils comprendraient qu'on ne peut pas ignorer cette part prédominante de notre économie (45 % du PIB national, 9,8 millions d'emplois) au motif qu'elle serait prétendument protégée et non délocalisable - car dans le monde d'aujourd'hui, mondialisé, numérisé, ces fantasmes ont depuis longtemps volé en éclats. Enfin, parce que l'instabilité fiscale et réglementaire, couplée à la lenteur du processus de réforme du droit et de l'organisation du travail, fonctionnent comme des freins à l'embauche. Et de l'aide à domicile à l'ingénierie ou aux transports, les métiers de services exigent de plus en plus de flexibilité pour répondre à nos besoins à tous, citoyens-consommateurs.

Les chefs d'entreprise des services à la personne, adhérents du collectif Privé de grandir, ne disent pas autre chose : ils butent pour embaucher sur les effets de seuil qui dissuadent les salariés de travailler plus d'un certain nombre d'heures afin de ne pas perdre leurs allocations ou les avantages induits, et sur les conséquences des modifications de la fiscalité liée à leurs prestations.

Les Assises nationales des services, qui se tiendront à Paris le 17 novembre, ont pour objectif de mettre clairement sur la table l'ensemble de ces problématiques. Mais, ne nous le cachons pas, il s'agit aussi de sensibiliser les dirigeants de notre pays à ces sujets majeurs. De toute évidence, ils n'ont pas encore pris toute la mesure, ni du potentiel des services ni de l'urgence d'une remise à plat du cadre législatif et réglementaire dans lequel évoluent ces entreprises dont les hommes et les femmes - le facteur travail - représentent la part principale de leur valeur ajoutée. Pour s'affirmer comme une chance de réduire le chômage dans notre pays, les services ont besoin d'être soutenus et valorisés publiquement et au plus haut niveau, et d'abord, ils doivent êtres compris !

L'économie des services, qui connaît une phase de développement inédite sous l'impulsion de la révolution numérique et des plates-formes collaboratives, est un archipel… où coexistent ces nouveaux venus ainsi que des géants qui, dans le tourisme, la propreté, le conseil ou la banque, savent qu'il faut évoluer pour continuer à vivre. Si cette diversité n'est pas prise en compte, si cette réalité économique dominante n'est pas reconnue, les promesses de l'économie servicielle ne seront pas tenues, laissant le chômage et l'exclusion gouverner une république sociale à la dérive.

Retrouvez l’article sur le site des Echos

La voix des services résonne aux Entretiens « Enseignants-Entreprises 2015 »

Publication : lundi 07 septembre 2015

Entretiens organisés par l'Institut de l'Entreprise sur le thème « Le travail demain » - 25 août 2015

Au cours de la Conférence « Les "emplois de demain" seront-ils vraiment ceux que l'on croit ? » Christelle Martin, Déléguée Générale du GPS, a promu le leadership des services dans la création d’emplois aujourd’hui et l'impérieuse nécessité de porter un regard nouveau sur les métiers de services, principal vivier des emplois de demain.

Aux côtés de Jean Pisani-Ferry (Commissaire général de France Stratégie), Patrick Artus (chef économiste Natixis) et Olivier Leteurtre, (Directeur Général de Dassault Systèmes), Christelle Martin a fait partager une évidence qui s’imposera chaque jour d’avantage : les services sont l’avenir !

Plus d’infos sur www.eee2015.fr

Voir le programme complet

Les Assises des Services

Publication : vendredi 05 juin 2015

Mardi 17 novembre 2015 - Paris

La première édition des Assises des Services se tiendra le mardi 17 novembre 2015 dans un lieu inédit et exceptionnel en plein cœur de Paris.

Depuis plusieurs mois, nous mobilisons les entreprises, sensibilisons les médias et interpellons les pouvoirs publics sur l’ambition des Services en France : conquérir le leadership européen.

Cet événement sera l’occasion de présenter le projet de Pacte Services et de sceller un partenariat avec les pouvoirs publics et la société civile pour porter cette ambition.

Des dirigeants d’entreprises représentant toute la diversité des services dans une économie en mutation ainsi que des personnalités de rang national et international viendront apporter leur contribution à cette initiative.

Restez connectés sur les réseaux sociaux (Twitter, LinkedIn) pour suivre toutes les informations et modalités de participation aux Assises des Services. 

Création du Certificat de Compétences Services (CCS)

Publication : vendredi 29 mai 2015

Communiqué de presse du GPS édité le 29 mai 2015

Cinq branches des Services - banques, assurances, organismes de formation, hôtellerie-restauration, bureaux d’études et de conseil - viennent de créer le Certificat de Compétences Services (CCS), validant l’expertise des collaborateurs en matière de relation client autour de cinq compétences-clés :

  • Etablir un contact efficace et adapté au client
  • Réaliser ou suivre la réalisation d’une prestation en assurant la satisfaction client
  • Conduire un échange avec le client en lien avec une prestation de service
  • Traiter les situations difficiles en préservant la qualité de la relation client
  • Rechercher, traiter et transmettre les informations nécessaires à la continuité du service client

Le Certificat de Compétences Services constitue une innovation majeure en ouvrant une passerelle entre des métiers aussi différents que ceux de la banque, de l’assurance, de l’hôtellerie, de la formation ou du conseil. Il va ainsi favoriser l’évolution et la mobilité interbranches des salariés des services et représente un outil de management et une sécurisation des recrutements supplémentaire pour les employeurs.

Plusieurs autres branches des services ont manifesté leur intérêt pour ce certificat et sont en négociation pour y adhérer.

Le CCS a été inscrit ce jour à l’inventaire de la Commission Nationale de la Certification Professionnelle.

« Le Groupement des Professions de service, qui regroupe 26 fédérations de services et 23 grandes entreprise a soutenu dès son origine cette initiative. Il s’agit d’un progrès important dans la prise en compte des spécificités de nos métiers et de nos entreprises. C’est en effet la première fois qu’une formation transversale est mise en place dans les services, qui représentent 9,8 millions d’emplois en France et 45% du PIB » a commenté Christian NIBOUREL, Président du Groupement des Professions de Services.

Téléchargez le communiqué de presse

Visitez le site GPS

Visitez le site CCS

Le baromètre économique du GPS des services en France

Publication : lundi 25 mai 2015

Mai 2015

Les investissements d’aujourd’hui sont les emplois de demain” Cette affirmation que l’on prête habituellement à Helmut Schmidt, ancien chancelier allemand est plus que jamais d’actualité. Le gouvernement qui, le 10 avril dernier, a décidé de donner un coup de pouce aux investissements sous forme d’un avantage fiscal, en fait la démonstration. Mais comment ne pas s’étonner qu’il limite cette aide aux seuls investissements industriels ? Les services sont pourtant un levier efficace parce que plus immédiat pour la création d’emplois.

En moyenne, nous indique le baromètre économique des services de mai 2015, au cours des 10 dernières années, les services ont créé 18 200 emplois nets par trimestre tandis que le reste du secteur marchand en détruisait 12 500 nets. L’indicateur avancé de l’emploi du premier trimestre 2015, nous apprend par ailleurs que le taux de croissance enregistre sur la période 27 000 créations nettes d’emplois, une contribution non négligeable à la lutte contre le chômage. Poursuivons la démonstration : les performances de notre pays ne sont pas dans tous les secteurs à la hauteur des enjeux. C’est l’Allemagne qui consacre la part la plus importante de l’investissement des services (hors activité immobilière) aux services aux entreprises, 20,1% contre 17,2% pour la France, 14,4% pour le Royaume Uni. Si l’orientation de l’investissement des services anglais est comparable à celle de la France, l’information communication (12,4%) y capte une proportion bien plus importante de l’investissement. Voilà deux domaines où des efforts sont nécessaires car ils permettront d’améliorer la compétitivité hors coût des productions industrielles et de renforcer les performances d’un secteur d’activité à fort potentiel de développement.

Gardons à l’esprit les trois courbes de ce baromètre, soulignant les évolutions divergentes depuis 2010 du chiffre d’affaires des services entre la France, l’Espagne et le Royaume Uni, ascendantes pour ces dernières et stables voire déclinantes pour notre pays. Et nous comprenons que le moment est venu d’aider nos entreprises de services à investir pour l’avenir dans la formation des hommes et des femmes et dans les outils numériques, si l’on veut gagner le pari des services.

Christian Nibourel
Président du GPS

Téléchargez le baromètre du GPS

Téléchargez le communiqué de presse

Les services embauchent plus que l'industrie

Publication : lundi 25 mai 2015

Le Baromètre du GPS fait l’actualité

L’édition du JDD du 24 mai fait largement écho au dynamisme des embauches dans le secteur des services pour le premier trimestre 2015 en s’appuyant sur l'indicateur Markit de mai et sur le Baromètre économique des services en France que vient d’éditer le GPS. Le journal dominical affiche les 27 000 créations nettes d’emploi relevées dans l’indicateur avancé de l’emploi du baromètre GPS.

L’hebdomadaire relaye largement les évidences souvent oubliées qui font des services le premier secteur de notre économie.

Un article à lire, un baromètre à consulter.

L’ère du service souffle sur BFM Business !

Publication : mercredi 20 mai 2015

Good morning Services ! Le 18 mai 2015

Le message passe, et de belle manière, par la voix de Nicolas Doze, dans la matinale « Good Morning Business » animée par Stéphane Soumier.

L’évidence, portée depuis des années par le Groupement des Professions de Services, sur la prédominance des services dans notre modèle économique, s’impose clairement dans une émission référente.

Par le prisme de la création d’emploi au 1er trimestre 2015, l’éditorialiste énonce l’ensemble des arguments qui illustre le primat des Services dans notre économie, souligne l’avènement du nouveau modèle et appelle à raisonner durablement avec cette réalité incontestable. Ne doutons pas que d’autres médias partageront cette lecture avec une actualité qui chaque jour l’impose.

Une excellente nouvelle pour les Services à voir et écouter sur BFM Business.

Dirigeants des grands groupes internationaux de services

Publication : mercredi 13 mai 2015

Les talents reconnus !

La France fait école dans les services ! Comment ne pas saluer la promotion à l’échelon « monde » de plusieurs patrons d’entreprises françaises de multinationales des services ! À quelques heures d’intervalle ont été annoncées la promotion chez McDonald's de Jean-Pierre Petit, le patron de la France qui devient responsable des « marchés internationaux leaders », celle de Alain Dehaze, nommé Directeur Général d’Adecco monde, et enfin la nomination de Christophe Alaux à la tête de la région Amérique du Nord - Amérique Centrale au sein du groupe ACCOR ; un coup de chapeau à ces patrons qui font carrière dans ces métiers des services, très marqués par l’empreinte anglo-saxonne.

"Aides publiques à l'investissement : les entreprises de services regrettent leur éviction" (AFP)

Publication : samedi 11 mai 2015

AFP
L'Agence France Presse a diffusé le 10 avril une dépêche qui reprend les principaux éléments d'interpellation contenus dans le communiqué de presse du GPS du 10 avril.
Voici le texte du communiqué de presse du GPS.

Aides publiques à l’investissement : le GPS regrette que les services soient exclus du dispositif.

Le gouvernement a présenté le 8 avril un dispositif de soutien à l’investissement des entreprises afin « de consolider et accélérer la reprise économique ». Il a précisé que ces aides seront réservées aux investissements « de nature industrielle » privilégiant ainsi une relance par l’industrie.

Prenant acte de ces mesures non négligeables puisque leur coût est évalué à 2,5 milliards d’euros, le GPS (Groupement des Professions de Services) regrette une fois encore que les activités de services n’en bénéficient pas.
Représentant aujourd’hui 80 % des créations d’emplois et 45 % de la valeur ajoutée du pays, les services sont pourtant les premiers investisseurs en France. Ils sont clairement l’accélérateur du développement de tous les autres secteurs économiques, et ce dans la plupart des pays développés. La croissance du Royaume Uni est alimentée par les services, ce pays étant aujourd’hui le leader européen en termes de valeur ajoutée dans ces secteurs. Quant à l’Espagne son dynamisme accroît le poids du pays sur le marché des services en Europe. Dans les deux cas les services sont au cœur de la croissance et de la création d’emploi.

Le secteur des services est en France à la fois innovant et dynamique. Il peut offrir des solutions immédiates et multiples à la lutte contre le chômage.
Le moment serait donc opportun pour le soutenir en aidant ses entreprises à financer leurs investissements, notamment en matière de formation et de numérique.

Téléchargez le communiqué de presse au format PDF

Ce gisement d’emplois que l’on stérilise

Publication : jeudi 07 mai 2015

Chronique de Christine Kerdellant pour L’Express du 6 mai 2015

Dans le prolongement du point presse organisé le 21 avril par le GPS à l'occasion du lancement de l'initiative Pacte Services, Christine Kerdellant publie dans sa chronique de l’Express du 6 mai, une analyse qui met en évidence l’aveuglement collectif dont est victime l’économie des services : « Obsédés par les emplois perdus dans l’industrie, nous ne voyons pas ce qui crève les yeux : les services constituent un énorme gisement sous-exploité. »

La journaliste souligne également l’urgence d’un changement radical des manières de penser « Au fond, il s’agit de faire évoluer les mentalités de nos politiques. Non, l’économie des services n’est pas une économie sans emploi. […] Au lieu d’encourager ce secteur à créer davantage d’emplois, on fait de lui le « parent riche » de notre économie, et on le pénalise ».

En complément de cette chronique, il est utile de rappeler que, dans le cadre de la préparation du Pacte Services, le GPS et les entreprises de services analysent les nouvelles formes d’emplois et de contractualisation émergents en vue de proposer des dispositifs adaptés, capables de conjuguer création et redistribution de richesse pour les métiers de services actuels et à venir.

Chronique à retrouver en page 33 de l’édition papier de L’Express N°3331.

Les entreprises de services engagent leur action nationale

Publication : jeudi 30 avril 2015

Communiqué de presse du GPS édité le 29 avril 2015

Dans le prolongement de l’appel lancé en mars dernier par 34 entreprises et 25 fédérations, Christian Nibourel, le président du Groupement des Professions de Services a donné le 21 avril 2015 le coup d’envoi de la mobilisation des entreprises de services en se fixant pour objectif de réunir en novembre prochain les Assises des Services pour proposer un Pacte Services pour la France.

« Nous sommes passés de « l’ère industrielle » à « l’ère servicielle » depuis 30 ans sans avoir ré-actualisé nos références et nos outils réglementaires » a rappelé le président du GPS en précisant que le dialogue social, la fiscalité, la normalisation, le contrat de travail, la formation sont autant de sujets qui doivent faire l’objet de propositions concrètes de la part des entreprises de services afin de leur permettre de pleinement jouer leur rôle d’accélérateur de la croissance.

Le moment est venu car la place de la France dans ces métiers en Europe est clairement menacée par ses voisins comme le Royaume Uni, l’Espagne ou l’Allemagne. Les entreprises de services se fixent pour ambition de permettre à la France de prendre le leadership européen en s’appuyant sur les marchés de croissance porteurs pour les services (santé, économie de la prise en charge, ville durable, service au public, usine 4.0, …). « Nous ne voulons pas perdre le pari des services comme cela a pu être le cas pour d’autres secteurs », constate le président du GPS, alors même que le rapport sur « les métiers de 2022 » qui vient d’être rendu public par France Stratégie indique une fois de plus que la quasi-totalité des créations de postes à cet horizon se fera dans les services.

Des ateliers d’experts ont pour objectif de formuler des propositions pour revisiter la régulation sociale et libérer la création d’emploi, d’émettre des suggestions pour orienter le système de formation vers les emplois de services de demain, de trouver les moyens de libérer la compétitivité des entreprises.

Les suggestions et propositions qui sortiront de cette vaste réflexion alimenteront le Pacte Services qui sera officiellement présenté aux pouvoirs publics et à la société civile lors des Assises des Services en novembre 2015.

Téléchargez le communiqué de presse au format PDF

Emmanuel Macron veut soutenir l'emploi dans les services

Publication : mercredi 04 mars 2015

Article paru dans Le Figaro du 04 mars avec AFP

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron veut d'ici juin une "feuille de route" destinée à favoriser l'emploi et l'innovation dans les services, secteur moins souvent évoqué par les acteurs publics que celui de l'industrie.

"Notre volonté est de rapprocher la logique de l'industrie et des services", a dit le ministre à l'issue d'une réunion avec la Commission nationale des services (CNS), qu'il préside et qui doit travailler à ce rapprochement. "Il faut sortir de ce distinguo qui est constamment fait dans l'économie française et qui n'a plus de sens", a dit Emmanuel Macron, dont le prédécesseur Arnaud Montebourg avait très fortement mis l'accent sur la relance industrielle en France. Dans le but de "faciliter la création d'emplois et l'innovation", le ministre a indiqué qu'il souhaitait "revoir d'ici le mois de juin" la CNS "avec une feuille de route extrêmement concrète et précise".

Il a souligné que le secteur des services représentait "56% des contrats d'apprentissage" et qu'il était un "vecteur d'emplois", aussi bien des postes peu qualifiés que qualifiés. Emmanuel Macron entend à la fois définir des "clusters de services sur le territoire" français et avoir une approche "par filières". Il a évoqué à titre d'exemple deux de ces filières : les objets connectés ou encore la logistique. Le vice-président de la CNS Christian Nibourel, par ailleurs président d'Accenture France Benelux, a pour sa part averti sur BFM Business que "si on n'y prête pas attention, on va perdre la bataille des services comme on a perdu la bataille de l'industrie", évoquant le risque de délocalisation. Evoquant le poids plus important de l'industrie dans le discours politique, il a appelé à "sortir de cet angle mort".

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Comment le secteur des services peut-il assurer la croissance économique ?

Publication : mercredi 04 mars 2015

Interview de Christian Nibourel dans Good Morning Business du 3 mars, présenté par Stéphane Soumier, sur BFM Business.

"Les services accélérateurs de la croissance dans tous les secteurs de l'économie" : Christian Nibourel est venu défendre le poids des services dans l'économie d'aujourd'hui et de demain, leur compétitivité, leur complémentarité avec l’industrie... Après avoir averti que "Si on n'y prête pas attention, on va perdre la bataille des services comme on a perdu la bataille de l'industrie", le Président du GPS a appelé à une prise de conscience nationale pour créer les conditions en France d’un leadership des services en Europe.

Voir l’intégralité de l’interview en replay sur BFM Business

Il faut lever les freins à la croissance du secteur des services

Publication : lundi 02 mars 2015

Interview de Christian Nibourel dans Les Echos du 27 février 2015

Pourquoi, le GPS, plutôt habitué au travail de fond discret, a-t-il décidé de prendre la parole ?

Il est temps d’installer les services comme un secteur majeur de l’économie. C’est la raison pour laquelle nous allons adresser au gouvernement et aux parlementaires une lettre ouverte de sensibilisation. Aujourd’hui, les services marchands représentent près de 50% de la valeur ajoutée produite en France (près de 80% si on ajoute le commerce et les services publics) et 9,8 millions d’emplois marchands. Les ménages y consacrent plus de 60% de leur budget à la consommation. Au cours des 15 dernières années, leur poids n’a cessé de croître. Il faut rappeler que les services ont généré plus de 95% de la croissance en France dans les années 2000. En 2013, 80% des emplois créés l’ont été dans les services et dans ce secteur, la balance commerciale est positive, de 18 milliards en 2013.

Les politiques ont-ils conscience de cette réalité ?

Cette réalité est méconnue par le personnel politique et la haute administration. Auprès du ministre de l’économie, à ma connaissance il n’y a qu’un conseiller « services ». On a d’ailleurs des ministres de l’industrie mais jamais des ministres des services. Comme si cela était moins important. On parle peu des services et quand on le fait, on en parle mal.

Comment expliquez-vous ce que l’on pourrait appeler cette forme de mépris ?

La primauté accordée à l’industrie est profondément ancrée dans la culture de notre pays. Les lobbies de l’industrie sont nombreux et puissants. Le pays est largement dirigé par des personnalités issues des grands corps de l’Etat, très souvent des ingénieurs. Tout cela a conduit à installer l’idée selon laquelle un emploi dans l’industrie valait mieux qu’un emploi dans les services. Plus encore : qu’un emploi dans l’industrie générait deux à trois emplois dans les services. C’est en grande partie faux puisque dans le secteur des services, 60% des échanges se font entre les entreprises de services elles-mêmes. Et puis, l’industrie détruit malheureusement de l’emploi, alors que les services en créent.

Mais on défend aussi plus l’industrie car ce sont les usines que l’on délocalise ?

Contrairement aux usines, les services ont la réputation d’être non-délocalisables. Là encore, c’est une idée fausse. Tous les services sont délocalisables. Quelques exemples suffisent à le prouver. Une partie de la valeur ajoutée dans l’hôtellerie est captée par des centrales de réservations installées à l’étranger. Il en va de même pour le e-commerce. Dans l’informatique ou l’ingénierie, la délocalisation vers des ingénieurs ou mathématiciens basés en Inde ou d’autres pays émergents est désormais monnaie courante. Même chose dans la sécurité privée.

Qu’allez-vous demander au gouvernement ?

Nous ne demandons pas d’argent. Juste que l’on nous aide à créer une dynamique, que l’on desserre certains verrous. Le reste, on s’en occupe. Nous avons la conviction que la France peut et doit prendre le leadership des services en Europe. L’Allemagne s’est concentrée sur la force de son industrie, mais elle s’intéresse de plus en plus aux services. C’est d’ailleurs comme cela que nous pouvons interpréter le choix de madame Merkel d’obtenir le poste de Commissaire européen à l’Economie et à la Société numériques confié à Günther Hermann Oettingerlors. Il y a une place à prendre et nous pouvons la prendre car la France possède déjà de nombreux leaders mondiaux en matière de services.

Pourquoi est-ce important ?

C’est un enjeu majeur au moment où nous venons de perdre la cinquième place au classement mondial des puissances économiques et alors que le chômage augmente sans cesse. Le secteur des services est le premier employeur de France et le seul à pouvoir aujourd’hui intégrer et employer des personnes non qualifiées. Il ne faut pas s’y tromper : dans les usines, on embauchera de plus en plus de personnes avec de hautes qualifications pour assurer la robotisation de la production toujours plus performante. Nous pouvons créer les emplois de demain, mais pour cela, il faut que l’on se donne la chance de voir émerger en France les champions des services d’avenir.

Qu’attendez-vous précisément ?

D’abord une vision d’ensemble du secteur et de ses besoins. Car le secteur doit accélérer sa croissance. Dans le détail, il faudrait lever des freins très variés, notamment en matière de droit du travail, et repenser les lois qui sont conçues pour un monde issu de l’ère industrielle. L’obligation d’une durée minimale hebdomadaire de 24 heures pour les CDD est antinomique avec un secteur où les gens ont souvent plusieurs employeurs. Autre exemple : est-ce utile qu’un agent de propreté qui travaille pour dix sociétés différentes soit obligé de passer chaque année dix fois la visite médicale chez le médecin du travail ? Dans les services à la personne, encore, comment définir la pénibilité d’une employée qui travaille seule au domicile de plusieurs personnes. Idem pour l’apprentissage. Dans les secteurs embauchant en majorité des diplômés, il faut aussi nous aider à conserver nos meilleurs talents.

Y a-t-il vraiment urgence ?

Oui, car nous avons changé de monde. Aujourd’hui, ce ne sont plus forcément les gros qui mangent les petits. Ce sont les lents qui se font doubler par les rapides. Il faut que les pouvoirs publics admettent que les services sont au cœur de notre compétitivité. Pourquoi est-ce si dur d’accéder au Crédit impôt recherche quand on innove dans les services ? Pourquoi bpifrance vient seulement de s’autoriser à contribuer au financement d’entreprises de services ?

Pensez-vous que le monde est définitivement entré dans l’ère des services ?

Cela est vrai depuis un certain temps déjà et on ne reviendra pas en arrière. D’autant que nous sommes entrés dans l’époque du collaboratif, de l’usage et de la fluidité. On est dans l’ère du lien plus que du bien. Tout cela est bien sûr rendu possible par le numérique. Il suffit de voir le succès du covoiturage et de Blablacar. Aujourd’hui, on n’achète plus une voiture, mais de la mobilité. Il ne s’agit pas d’opposer les services à l’industrie, loin de là.

Il n’y a donc pas d’opposition entre industrie et services ?

Non, au contraire, je considère qu’il y a une complémentarité. Pour sortir de la crise, la France doit se battre sur deux fronts. Il faut gagner la bataille de la compétitivité en travaillant sur nos coûts. Mais il faut aussi gagner la bataille de la compétitivité hors-coût, celle de l’offre qui permet une montée en gamme. Et pour faire évoluer son offre, l’industrie doit rajouter une composante service à tous ses produits. On n’imagine plus une voiture sans un GPS, un pèse-personne sans une connexion Wi-Fi. Les industriels ne vendent plus des biens secs, mais des solutions dans lesquelles un bien est associé à une multitude de services. C’est pour contribuer au développement de l’ensemble des secteurs économiques que les services doivent être compétitifs et porteurs d’excellence.

Propos recueillis par David Barroux et Philippe Bertrand

Voir l'article sur le site des Échos

Lancement de la campagne nationale du Pacte Services

Publication : lundi 02 mars 2015

À l’initiative du Groupement des Professions de Services (GPS), les services se mobilisent et lancent une campagne d’envergure pour affirmer l’importance des services en France et proposer à notre pays de prendre le leadership européen des services.

Cette initiative débute le 2 mars par :

  • La publication d'une lettre ouverte en pleine page des éditions du Monde (2 mars) et des Echos (2 et 5 mars) pour sensibiliser et mobiliser les leaders d’opinion et l'opinion publique.
  • L'envoi d'une lettre à plus de 2000 décideurs dont le soutien et la contribution au Pacte Services sont essentiels.
  • La mise en ligne du site www.pacteservices.com, élément central de la campagne pour présenter les objectifs du Pacte, informer de l'avancement du projet, mais aussi fédérer et obtenir le soutien et les contributions de tous.
  • Le lancement de comptes dédiés sur les réseaux sociaux (Twitter, LinkedIn), clés du partage de la campagne et relais incontournables des articles parus, de l'évolution du projet, des réactions suscitées à travers l'ensemble du pays...

Pourquoi l’heure des services a sonné

Publication : lundi 02 mars 2015

Le Groupement des professions de services (GPS) interpelle le gouvernement et les parlementaires.

SERVICES

Les entreprises du secteur des services ont décidé de faire parler d’elles. Alors que le thème de la désindustrialisation de la France fait florès, la formidable dynamique de métiers aussi divers que les services à la personne, l’hôtellerie-restauration, la banque, l’informatique, la propreté ou encore le travail temporaire n’est non seulement pas reconnue à sa juste valeur, mais encore elle est freinée.
Alors que la France a la chance de compter quelques-uns des champions mondiaux du secteur comme Accor, Edenred, Sodexo, Veolia et tant d’autres.

Lettre ouverte au gouvernement

La prise de parole du Groupement des professions de services (GPS), que ce soit par le biais d’une lettre ouverte au gouvernement et aux parlementaires, qui sera publiée dans la presse mardi, ou par la voix de son président, Christian Nibourel, par ailleurs président d’Accenture France et Benelux, dans ces colonnes, intervient quelques jours avant la prochaine réunion de la Commission nationale des services. Lancée il y a un an, elle doit dresser l’état des lieux du monde des services, en présence du ministre de l’Economie, Emmanuel Macron.

Or, selon le GPS, créé en 2004 et prolongement du Comité de liaison des services institué en 1976 au sein du CNPF (le nom du Medef à l’époque) par Pierre Bellon, le fondateur de Sodexo, qui estimait que le patronat ne défendait pas assez les entreprises de services, la situation n’a de ce point de vue-là, guère évolué.

Alors que la nouvelle économie de services domine aujourd’hui, y compris au niveau mondial, dans l’indifférence presque générale, le GPS, qui regroupe 26 fédérations professionnelles et accueille aussi directement une trentaine de sociétés, veut accélérer cette prise de conscience d’un nouveau paradigme auprès des élus et des pouvoirs publics.

Propos recueillis par David Barroux et Philippe Bertrand

Voir l'article sur le site des Échos

La plénière de la Commission Nationale des Services

Publication : lundi 09 février 2015

Plénière la Commission Nationale des Services (CNS) - 3 mars de 15h à 18h30, présidée par le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, Emmanuel MACRON, et par Christian NIBOUREL, vice-président de la CNS.
À cette occasion les groupes de travail présenteront au ministre les principales contributions de la commission sur les sujets porteurs des services.
La Commission Nationale des Services