Le Pacte Services • Prenons le leadership des Services en Europe

L’ère du Service

Les services, un présent et un avenir pour la France

L’ère du service, le nouveau paradigme

Le monde est entré depuis trente ans dans l’ère post-industrielle : l’ère du service. Cette évolution incontestable traduit et porte des bouleversements majeurs, durables et irréversibles. Les pays émergents qui s’industrialisent consacrent, avec la même importance, leurs efforts au développement des services.
Cette nouvelle économie de services domine aujourd’hui, dans l’indifférence presque générale. Les clefs de notre avenir sont pourtant dans la prise de conscience de ce nouveau paradigme qui s’est aussi imposé en France.

L’importance des services en France, une réalité ignorée

Paradoxalement, en France, cette évidence n’est pas appréhendée à la hauteur de son importance et nous ne tirons pas partie des avantages qui sont les nôtres.

Les entreprises de services sont depuis longtemps, et durablement, le levier de la croissance (plus de 95% de la croissance des années 2000 réalisée par les services), de l’emploi (9,8 millions d’emplois marchands en 2012), de la formation. Le large spectre d’activités qu’elles recouvrent, la création d’emplois de toutes qualifications qu’elles génèrent (80 % des emplois créés en 2013, une entreprise sur deux créée dans les services), les investissements et la R&D qu’elles engagent, leur poids positif dans la balance commerciale (+18 M€ en 2013) expliquent la place prépondérante qu’elles occupent dans la valeur ajoutée du pays (près de 50% du PIB).

Les services sont devenus le fait majoritaire de l’économie nationale. Ils sont l’accélérateur de croissance de tous les autres secteurs de l’économie (commerce, industrie, construction, …). De plus, la France dispose, dans beaucoup de domaines, d’une avance incontestable sur ses grands voisins européens dans les services.

Le primat des services, une évidence à partager

Malgré ce palmarès, le primat du service peine à s’imposer dans l’esprit de nos dirigeants. Nous gérons encore cette nouvelle réalité avec les habitudes et les outils figés de régulation (droit social, principes contractuels, dispositifs de normalisation, de mesure statistique, etc.) conçus pour un modèle qui a muté depuis longtemps.
Cette entrave structurelle s’additionne aux effets d’une crise qui se prolonge et pourtant les services résistent en continuant de créer richesses et emplois, mais jusqu'à quand ? Il est temps de leur reconnaître la place prépondérante qu’ils occupent dans notre modèle et de libérer les verrous qui les brident. Car les services ont un énorme potentiel de croissance (la demande de services est infinie…) à la condition que soient prises en compte les spécificités de l’entreprise de services.

Il nous faut absolument préserver l’avance conquise par la France dans l’univers du service et nourrir l’esprit de conquête de nos entrepreneurs. Affichons les services comme priorité nationale pour créer la richesse et l’emploi, libérons la compétitivité des entreprises et imposons les conditions de leur succès, revisitons l’organisation du travail, rénovons les relations sociales en garantissant l’équité, orientons notre système de formation vers les emplois de services de demain en privilégiant la qualité, accompagnons les « néo-filières » de services portées notamment par la révolution numérique, inventons une France Capitale(s) des services en soutenant les initiatives locales ; enfin, assurons le rayonnement européen et international de « l’excellence du Service à la française ».

Ce pacte national pour les services est à notre portée, c’est un impératif pour notre pays.

Entrons de plain-pied dans l’ère du service.